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Pensons le matin

Le projet artistique : fondateur ou illusion ?

le 22 novembre 2014

En écho des projections et des rencontres du festival Image de Ville, Pensons le Matin souhaite prolonger la discussion sur la notion de projet artistique fondateur.

le 22 novembre 2014
9h30

Pensons le matin

Le projet artistique : fondateur ou illusion ?

« Nos lieux et nos projets, nos friches et autres démarches volontaristes et pauvres, avaient au moins le mérite d’avoir réhabilité le caractère fondateur des projets artistiques comme, par exemple, le Festival d’Avignon, cet acte artistique fondateur de Jean Vilar.»

Philippe Foulquié 

 

Après un repérage et une analyse de « projets artistiques fondateurs » des dernières décennies ayant « fomenté » l’élaboration d’une politique culturelle, il apparaît que ces projets développaient et inventaient des processus très divers, et presque toujours innovants, aussi bien dans les champs artistiques et culturels, que dans les champs sociaux et urbains. 

 

En écho des projections et des rencontres du festival Image de Ville, Pensons le Matin souhaite prolonger la discussion sur la notion de projet artistique fondateur : peut-il constituer un exemple abouti de la dialectique entre la singularité d’un projet (le projet d’un individu ou d’une équipe) et les conditions de sa socialité, c’est à dire de son partage?

Ou bien, a contrario, le projet artistique fondateur constituerait-il une fable sans impact transformateur, une méprise qui nous questionne sur son rôle d’émancipation et de libération de la pensée et sur ce que la culture ferait à la ville ? Le rôle assigné à la culture en ville se réduit-il fatalement à mieux servir le classement des métropoles urbaines sur une échelle d’attractivité ?

 

Constatant de plus en plus en effet, que, là où il y a des investissements culturels, la décision artistique se limite aux dessins d’un architecte, jamais d’un utilisateur, et que musées, théâtres, équipements divers ont souvent coûté très cher, sans que l’on sache précisément à quoi ils vont servir ni pour qui, ni même par qui, et au moment où l’on s’interroge sur l’avenir des politiques culturelles, et la nécessité de les refonder, ne peut-on imaginer d’exiger que le « projet artistique fondateur » soit posé comme la condition sine qua non de projets politiques culturels, et plus globalement, de projets politiques ?

 

Avec Philippe Foulquié, fondateur et ancien directeur de la Friche Belle de Mai, Christophe Apprill, sociologue, et d’autres intervenants non confirmés à ce jour.

 

Ce rendez-vous de novembre est conçu en relation avec le festival image de ville, grâce à une collaboration avec Luc Joulé, cinéaste et directeur du festival.

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